Il y a quelques mois, j’ai reçu en consultation une jeune maman pour une difficulté qu’elle avait du mal à surmonter. Et, je trouvais intéressant de vous faire part de ce que l’on a appris par rapport à sa première grossesse pour vous faire toucher du doigt les adaptations épigénétiques.

Ma cliente est l’aînée de sa fratrie et lorsqu’elle a été enceinte, elle a découvert avec beaucoup de joie que son mari et elle n’attendaient pas un bébé mais deux bébés.

A trois mois de grossesse, en échangeant autour d’un thé avec sa mère, elle lui annonce que si, sur les deux bébés qu’elle attend il y a un petit garçon, elle souhaite à tout prix l’appeler : Achille*. Elle me raconta que lorsqu’elle prononça ce prénom à sa mère, celle-ci faillit se trouver mal.

Après un instant de silence, la mère annonça à sa fille qu’elle ne pouvait pas appeler son petit garçon ainsi car elle avait perdu un premier enfant à la naissance avant ma cliente et ce bébé s’appelait justement Achille !

L’événement traumatique qu’a vécu sa maman, nous ne pouvons pas le changer. Il a été vécu et mis sous silence. C’est au travers de l’éducation et du comportement de sa mère (et aussi sûrement de son père mais en l’occurrence elle ne m’a parlé que de sa mère) que l’événement traumatique va se consolider et qu’il va y avoir une adaptation logique au traumatisme de la perte de l’enfant en terme de survie.

Ici, la solution gagnante d’adaptation face au décès d’un bébé et qui plus est mis sous silence, ma cliente a donc deux bébés en première grossesse afin de faire baisser le stress qu’elle n’en perde un. Si l’un meurt, l’autre au moins survivra. Dans les jumeaux c’est un peu la réserve, il y en a toujours un qui est la réserve de l’autre.

Sa mère n’arrivait pas à lui parler de cet événement traumatique de peur que cela se reproduise sur sa fille. Or, la logique de la transmission n’est pas d’engendrer la peur que l’événement se reproduise mais d’en avoir tout simplement la connaissance.

Elle mettra au monde deux petits garçons : Louis (« l’ouïe » la surdité du non-dit) et Antoine (« en toi est né »). Deux petits garçons nés au terme mais qui mettront plus d’un an à dormir la nuit.

Cela me fait toujours sourire quand les parents leur crient dessus ou sont débordés mais en même temps leur enfant est « télécommandé » pour les rassurer. Tant que le parent n’a pas corrigé ses propres peurs, l’enfant lui, va être hyperactif.

Finalement la grossesse de jumeaux serait une invitation pour ma cliente afin qu’elle corrige tous les apprentissages qui ont été faussés en lien avec le traumatisme qu’a vécu sa maman.

*Le talon d’Achille représente dans l’inconscient collectif : la partie mortelle. La mère d’Achille dans le Cheval de Troyes ne trempe pas le talon d’Achille pour nous rappeler qu’en tant qu’individu nous ne sommes pas immortels !

Attention : on ne peut pas dire pour autant que les morts de bébés sur plusieurs générations vont impliquer obligatoirement des jumeaux ou jumelles ou des problématiques de sommeil. Chaque cas est unique et les clefs de compréhension doivent être recherchées en fonction de chaque profil étudié.

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