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Le deuil périnatal comme message

A travers mon expérience personnelle et mon accompagnement, je vous propose mes solutions pour mieux vivre le deuil et moins subir le deuil de son enfant.

Je vais vous donner une clé. La seule chose sur laquelle vous pouvez agir, est celle de vous servir de la façon dont votre bébé est décédé, pour aller regarder ce qui a besoin d’être modifié afin de récupérer les acquis de votre héritage pour vous et pour vos enfants vivants. 

Ce qui permettra à votre bébé de ne pas être mort « pour rien ». C’est, en partie comme cela, que les histoires se répètent… 
Pour être passer par cette épreuve, la mort de nos petits n’est pas là pour enfermer les choses mais pour dévoiler une transmission de générations en générations qui n’est plus adaptée à la réalité d’aujourd’hui.
Si vous ne vous appropriez pas l’événement c’est-à-dire en cherchant un coupable (vous en trouverez toujours) vous serez en procès avec la Vie. Vous ne pourrez pas être dans la vie, dans le plaisir. Ce sera un plaisir leurré. En réalité, vous serez dans le combat contre le coupable. Je voudrais que vous sachiez que vous pouvez choisir votre vie. Perdre un enfant est la plus grande souffrance que l’on puisse infliger à un être humain. C’est vrai. Après le décès de son propre enfant il est clair que le parent survit. 

Je vous propose de mettre en lumière le décès de votre bébé en signe de remerciement, pour qu’il ne se soit pas sacrifié pour rien. Qu’au moins cela serve pour les autres comme par exemple : vos enfants restants, vos petits enfants, pour votre descendance bref, pour l’évolution ! Sinon alors vous l’aurez enterré ou incinéré et puis c’est terminé ?
Je suis convaincue que si votre bébé est venu au monde c’est qu’il avait un sens ! C’était un révélateur.
Ne donnez pas du pouvoir au médecin si vous avez estimé que c’était l’erreur du médecin. Vous aurez trouvé un coupable et après ? Cela ne soulagera en rien votre douleur. Si vous cherchez à être reconnu de vos souffrances, vous ne le serez pas ou peu voire jamais pour certaines d’entre nous. Les parents concernés par le deuil vérifient tous les jours que leur souffrance n’est pas reconnue. Vous allez perdre un temps fou. 
Moi ce qui m’intéresse, pour avoir vécu le décès de mon premier enfant, c’est que cette violence là n’existe plus ni pour moi, ni pour mes enfants vivants, ni pour ma descendance. Et vous savez pourquoi je peux le faire ? Parce que je suis concernée donc je suis bien placée pour savoir que c’est important, que c’est grave, donc je vais faire ce qu’il faut pour ne plus le cautionner. Mais pour cela, il faut que je m’approprie la problématique. Montrer le sens de l’évolution à son enfant c’est faire un pas de côté et une remise en question pour être mieux centré.
Nos bébés sont nos guides familiaux. Ils nous indiquent un chemin, libre à nous de nous donner les moyens d’en retirer un sens et une évolution.

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Conférence dans les écoles

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Mon objectif durant cette conférence est de sensibiliser le parent à l’importance de bien accompagner son enfant jusqu’à l’âge adulte en lui permettant de prendre conscience de ce que son enfant lui renvoie de sa propre enfance.

Je propose actuellement une conférence sur la responsabilité des parents face à la mise en place de l’autorité avec son enfant.

Parler des soucis rencontrés avec son enfant est loin d’être agréable et facile. De plus, cela réveille des émotions enfouies, des sentiments que le parent avait pourtant bien réussi à oublier ou camoufler (avant d’être mère ou père), avec des souvenirs de sa propre enfance, la difficulté de ne pas réussir à devenir le parent que l’on s’était imaginé ou juré d’être, la crainte du regard des autres et bien entendu, la peur de se remettre en question.

Cette conférence a pour objectif d’aider à trouver un équilibre dans l’exercice de l’autorité parentale.

Nos émotions d’adulte sont déterminées en grande partie par ce que nous avons nous-même vécu durant notre enfance.

L’autorité est le premier outil dont dispose le parent pour préparer son enfant à devenir un adulte.

Nous expliquerons comment l’autorité peut devenir incohérente et modifier les apprentissages jusqu’à ce que l’autorité perde sa fonction.

Les idées que les parents ont de l’enfant, représentent une gamme très large qui peut aller de l’enfant considéré comme un adulte qui comprend tout et à qui on donne des responsabilités d’adultes – à l’enfant au contraire qui est jugé complètement ignorant et n’a pas son mot à dire, ou encore à l’enfant qui doit se soumettre  et qui peut donc être maltraité voire exploité.
Seulement voilà, malgré tout cet éventail la plupart des parents ont au fond d’eux un amour profond pour leur enfant et souhaitent entretenir avec lui une relation de qualité : une vraie rencontre. 
S’occuper d’un enfant, c’est s’occuper de soi.

Nous aborderons :

  • Le rôle de la mère
  • Le rôle du père
  • Le rôle de l’école
  • Les enfants rois
  • Le lien entre cerveau et apprentissage
  • Le lien entre l’éducation que vous voulez offrir à votre enfant et l’éducation que vous avez reçu de vos parents.
  • La reproduction du schéma de l’histoire famiale
  • Comment construit-on un enfant rebelle ou soumis ?
  • Quelles sont les conséquences sur le long terme d’une autorité mal transmise ?

Et nous verrons les solutions à apporter dans la vie quotidienne afin de s’offrir une vie plus heureuse et plus simple.

Etre un parent, à l’image de ce que l’on souhaite transmettre à nos enfants, demande d’avoir pris le temps d’être relié à ce qui se passe en nous, d’être dans l’empathie.
Une fois la connaissance de soi accomplie, nous pouvons nous exprimer clairement sur ce que nous ressentons. L’autre peut alors plus facilement nous comprendre, avec nos doutes, nos questionnements, nos certitudes nos sentiments, nos besoins fondamentaux.
La relation devient tout d’un coup plus riche, plus agréable et satisfaisante.

Pour plus d’informations concernant les tarifs et les disponibilités, veuillez me contacter via la page « Contact ».

Vous pouvez télécharger ici le Dossier de présentationMarionPETIT

Love & Selfcare, Marion

©créditphoto : Lovelifephotographie

Avec l’épigénétique, la vie peut être un long fleuve tranquille

Le film culte : « La vie est un long fleuve tranquille » parodie deux familles radicalement opposées. D’un côté, les « Groseilles » et leurs six enfants aux revenus modestes vivant de l’aide sociale et dans un HLM. Ils vivent essentiellement de combines et de petits vols. Parmi leurs enfants se trouve Momo, interprété par l’acteur Benoît Magimel, le plus débrouillard et le plus intelligent.
De l’autre, les « Le Quesnoy » famille aisée catholique et pratiquante ayant cinq enfants et dont la seule fausse note est leur fille Bernadette, interprétée par l’actrice Valérie Lalande, qui se maquille en « fille facile ».

Les deux familles qui vivent chacune de leur côté auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais douze ans plus tôt, le soir de Noël, à la maternité, l’infirmière Josette, déprimée par l’attitude lâche et méprisante de son amant, le docteur Mavial, gynécologue, décide d’échanger au berceau deux nouveau-nés : le fils Le Quesnoy et la fille Groseille. Ainsi sont venus au monde, sur un coup de colère, Maurice Groseille et Bernadette Le Quesnoy.

Ce film dévoile la puissance que joue l’environnement sur notre personnalité. Etienne Chatillez, le réalisateur invite le spectateur à découvrir :

Comment un enfant issu de l’ADN « Le Quesnoy » peut devenir « Groseille » et comment un enfant issu de l’ADN « Groseille » peut devenir un « Le Quesnoy ». 

Il illustre, à travers cette histoire, que la façon dont l’individu a appris à vivre va conditionner l’ensemble des expériences qu’il a vécues dans sa vie et que ces dernières laissent une empreinte sur nos gènes; déterminant ainsi l’activation ou non du gène. Ce qui va donner naissance à l’adaptation épigénétique.

Ce film révèle combien l’environnement dans lequel nous baignons peut changer la lecture de nos gènes.
La façon dont nous vivons nos émotions, nos croyances, nos habitudes au quotidien sont tellement puissantes que nous sommes contraints de nous y adapter.

Bruce Lipton * a été un des premiers à enseigner à ses étudiants que toutes les cellules sont génétiquement identiques mais leur destin est déterminé par l’environnement dans lequel elles vivent.

Etienne Chatillez, en tant que réalisateur, a su montrer au grand public à quel point l’environnement contrôle nos vies bien plus que les gènes.

L’épigénétique, cette nouvelle science, nous enseigne que la façon dont nous avons appris à vivre est plus importante que nos gènes. Les parents ont ainsi un rôle prépondérant dans l’avenir de leurs enfants. L’enfant va observer ses parents pour apprendre comment s’en sortir dans la vie. Il aura alors des comportements, des croyances et une façon de vivre qui représentera ce que son histoire familiale lui aura enseigné.

Ce qui me passionne aujourd’hui lors des consultations, c’est de questionner les pensées, les croyances découlant des apprentissages appris et transmis par les parents, et l’environnement et regarder si elles sont toujours adaptées à la vie que souhaite vivre mon coaché.

Je vous propose de saisir votre responsabilité pour que vous ne soyez plus victime de vos gènes. Vous aurez un trousseau de clé pour changer vos pensées, vos comportements et vos croyances et vous allez reprendre votre place en acceptant en toute sécurité votre authenticité.

Photo by Tyler Nix on Unsplash

*Auteur du livre « la biologie des croyances » est une autorité mondialement reconnue en ce qui concerne les rapports entre la science et les comportements. Biologiste cellulaire de formation, il a enseigné la biologie cellulaire à la faculté de Médecine de l’Université du Wisconsin et s’est consacré à des recherches à l’école de Médecine de l’Université de Stanford qui ont fait de lui un pionnier dans son domaine. Ses recherches révolutionnaires sur la membrane cellulaire ont eu un rôle précurseur dans le développement de la nouvelle science connue sous le nom de l’épigénétique et ont fait de lui l’un des noms les plus célèbres dans le domaine de la nouvelle biologie.

Encourager son enfant

Encourager veut dire « insuffler de la force, du courage ». Un enfant qui est encouragé est un enfant qui pense : « Je suis capable ! » « Je peux participer ! » Et la première fois que je l’ai vu appliqué c’était dans une école Montessori. J’observais les éducatrices avec leurs élèves. Elle se mettait à la hauteur de l’enfant, parfois en lui tenant la main avec délicatesse et lui demandait : « Voudrais-tu m’aider à porter la table ? » et le regard de l’enfant s’illuminait. Ou encore, elles s’adressaient au groupe est demandait : « J’ai besoin de deux enfants pour distribuer les papiers, qui peut m’aider ? » Et sous mon regard étonné, là où vous poseriez la question à un groupe d’adulte chacun essaierait de devenir invisible, les enfants étaient quasiment tous volontaire !

Ses enfants avaient tellement l’habitude d’être encouragé qu’ils finissaient par encourager leurs copains naturellement. Les consolant dans leur bras quand ils étaient chagrins.

Attention à bien distinguer le compliment de l’encouragement !

La définition du compliment est « exprimer un jugement favorable ». Le compliment a été longuement un principe qui aidait l’enfant à avoir une bonne image de lui et permettait d’améliorer ses comportements. Notamment avec les bons points, les images…mais certains enfants n’apprécient pas les compliments car cela leur renvoie une certains soumission aux attentes de l’adulte ou parce qu’ils ne veulent pas être en compétition avec les autres.

L’encouragement participe sur le long terme au développement de la confiance en soi.

1/ Reconnaître ce qu’il a fait : « Bon travail » (plutôt que « tu es un enfant intelligent ! » )
2/ Reconnaître l’effort et le progrès :  » Tu as fait des efforts en t’entrainant et maintenant tu sais lire ! » ou « Que penses-tu de ce que tu as appris ? » (plutôt que « tu as bien réussi »)
3/ Respectueux et appréciateur : « Qui peut me montrer comment il faudrait s’asseoir ? » (plutôt que « J’aime bien la façon dont untel est assis »)
4/ Objectif : « J’apprécie ton aide » (plutôt que « j’aime la façon dont tu as fait telle chose »)
5/ Avec les autres : « Merci pour ton aide » (plutôt que « Tu es un enfant tellement gentil »)
6/ Etre à son écoute : « Qu’est-ce que tu en penses toi ? » « Qu’est-ce que tu ressens ? » (plutôt que « Tu as réussi ? »)

Dans les compliments, l’enfant est soumis aux regards des autres alors que dans l’encouragement, il se sent valorisé sans avoir besoin de l’approbation des autres.

Alors pour vous aider à être dans l’encouragement, je vous propose de vous poser cette question avant de vous adresser aux enfants : « est-ce que je ferais ce commentaire à un ami ? »

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Derrière les mots d’Elie Semoun

Je ne connais pas personnellement l’acteur Elie Semoun. J’utilise uniquement mes connaissances de coach pour analyser sa personnalité à travers son dernier livre autobiographique : « Je grandirai plus tard. »

Elie Semoun pourrait se retrouver dans le personnage de Peter Pan. L’histoire a été inspiré par la vie de quatre petits garçons qui venaient de perdre leur papa. L’auteur partageait leurs après-midis dans un lieu public et inventait des jeux et des histoires pour les extraire un instant de cette réalité douloureuse. 

Extrait du livre : « Quand on a mis tant de passion et d’efforts à inventer d’autres vies pour cacher la sienne, il est difficile de tomber le masque. »

Comme l’auteur, Elie a choisi un lieu public : la scène pour s’extraire de son quotidien douloureux. 

A l’âge de 11 ans, il est confronté à une réalité insupportable : le décès de sa mère âgée de 37 ans. Ses parents lui ayant menti sur l’état critique de sa mère, la mort de sa mère a été un vrai choc. A cet instant, il met en place inconsciemment une stratégie de survie pour échapper aux incohérences de la vie, en se réfugiant dans l’humour et la musique. Ainsi, le quotidien sans sa maman lui paraît différent. Il trouve dans l’humour une forme de récompense, un instant où l’envie et le plaisir de vivre le motivent. 

Extrait du livre : « J’ai créé un monde imaginaire qui m’arrange bien mieux que le quotidien, son agressivité, sa bêtise, son ignorance, sa cruauté qui heurtent la sensibilité d’un artiste ou d’un enfant. Pour moi, cela revient au même. » 

A l’annonce du décès, l’acceptation pour lui est tellement insurmontable que la seule solution gagnante de survie qui lui soit donnée est de ne pas accepter sa vie telle qu’elle est, et cherche une autre façon de vivre. 

Extrait du livre : « Quand on me demande pourquoi j’ai voulu devenir humoriste, la seule réponse qui me vienne est : « parce que ma mère est morte ».

A force de chercher à vivre d’une autre façon sa vie, à faire comme si les événements n’avaient pas exister, il ne se sent plus concerné et n’arrive plus à être présent à son quotidien comme il devrait l’être. 

Extrait du livre : « Une forme de pacte avec la réalité, une couverture de survie. En ce qui me concerne j’ai dû m’arranger avec une douleur qui n’a jamais trouvé la porte de sortie.»

Un enfant face à une douleur indicible ne peut ni fuir, ni lutter, il ne peut que se soumettre. Or, il faut qu’Elie continue sa vie pour s’en sortir et il faut qu’il continue à avoir envie de vivre. Et ce qui permet à un individu d’activer la possibilité de vivre tous les jours, c’est le circuit de récompense qui active les besoins vitaux.
Ainsi, Elie continue à faire des expériences pour avoir envie de se lever le matin. Et son moteur de vie va devenir l’incohérence. Cette même incohérence qu’il a vécu à l’annonce du décès et qui a consolidé sa stratégie de survie. Il va passer son temps à passer d’une réalité vécue comme douloureuse à un monde imaginaire. Celui où l’enfant pouvait faire passer les adultes d’un état normal à un état totalement étrange et incohérent comme lorsqu’il s’amuse à jeter tout ce qui lui passe par la main du haut du 8ème étage pour voir la réaction de stupeur des gens : « le type le plus ballez peut pousser de petits cris de jeune fille, la femme la plus délicate peut se mettre à jurer comme un charretier, c’est fascinant. »

Son père l’ayant étiqueté comme un enfant insensible, le figeait dans une douleur muette. Extrait du livre : « J’étais à la hauteur du rôle que l’on m’avait attribué : le petit rigolo insensible qui se débarrasse de la vérité. »

Aujourd’hui, à l’âge adulte, il doit se libérer des rôles qui l’ont empêché de s’épanouir. Elie testera d’ailleurs son étiquette auprès de ses professeurs, mais aussi plus tard auprès de sa passion pour la nature aux antipodes de l’image qu’il renvoie. Cela lui permettra d’entendre des vieilles dames rencontrées à Jardiland lui dire : « Ah vous aimez les plantes ? » sous- entendu « Vous aimez la nature donc la vie ? »

Elie va commencer à être incohérent dans ses comportements c’est-à-dire qu’il va avoir un discours comme quoi il est sensible comme un enfant, à fleur de peau, à aimer jardiner et parler à ses fleurs et dans le même temps il va vous dire qu’il avait plaisir à voir l’effroi dans le comportement des êtres à qui il faisait peur volontairement. En faisant cela, il combat ses propres incohérences. Et en même temps, mettre de la cohérence partout, c’est dangereux, cela amène à la folie. 

Extrait du livre : « Dans un ascenseur, j’ai très sérieusement appuyé sur le ventre d’un type, comme si j’appuyais sur le bouton du deuxième étage. C’est tellement fou, que la personne n’a même pas réagi. »

Elie régulièrement aura des comportements incohérents comme : « un autre jour, alors que je conduisais un camion de location, j’ai tout lâché et sauté à l’arrière de la cabine en lui criant  « Prends le volant ! (…) j’avais juste envie de rompre la monotonie d’un voyage un peu ennuyeux. Jouer à se faire peur, toujours… »

Extrait du livre : « Mais c’est surtout parce que dès que je le pouvais, je m’échappais. »

Le problème c’est qu’à l’âge adulte dès qu’Elie vit une situation difficile, il y a une libération d’excès de dopamine qui est sécrétée et qui leurre sa conscience – comme la poudre de la Fée Clochette – du coup Elie s’échappe un instant, et va avoir des comportements incohérents voire puérils vis-à-vis des personnes qu’il aime. 

« Ma maladresse est née d’une envie de faire rire, tout simplement. Je l’ai déjà dit, je réagis dans l’impulsion plus que dans la réflexion. Je ne sais pas être un adulte. » 

Son mécanisme de défense qui l’a aidé enfant, va devenir un handicap dans sa vie d’adulte car il n’arrive pas à faire face aux réalités quotidiennes pour se protéger lui et son entourage. 

Extrait du livre :« C’est en cela que je ne suis pas devenu adulte. Je n’aime pas les contraintes, je vis dans l’instant. »

Mon petit Prince des étoiles, Balthazar, continue de me guider dans une bienveillance rare.

Grâce à la coach intuitive Alexandra (Alexforjob) qui a lu mon livre, et m’a fait confiance. Elle a été ma clé pour ma mise en relation avec Nathalie Lefèvre C’est décidé je m’épouse

Mon « baptême radio » a eu lieu lundi 11 février dernier, pour vous faire partager mon témoignage du deuil périnatal ainsi que ma transformation suite à ce traumatisme.

Vous pouvez écouter le podcast ici : Témoignage Deuil périnatal d’une durée de 30 minutes.

Je remercie chaleureusement Nathalie dont l’authenticité et l’amour des autres est incroyable. Elle m’a mise en confiance, son écoute et son professionnalisme m’a permis de me livrer telle que je suis.

Belle écoute à tous,

Marion

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Le pouvoir d’une croyance

Chaque personne a une logique propre à elle qui la fait agir, décider ou choisir en lien avec une situation donnée, quel que soit le domaine : professionnel, personnel ou même amoureux…

Cette logique interne se traduit par des croyances encodées lors de nos expériences de vie. Ce sont nos croyances qui nous façonnent. Elles influencent de façon importante notre comportement et notre capacité à agir.

Si par exemple, j’ai la certitude que je peux « réussir avec plaisir », c’est une croyance positive qui va me permettre d’avancer et de prendre chaque événement dans son côté positif avec ce que j’ai à y apprendre.

Au contraire, si ma croyance principale est que « tout est défi » il y a de fortes probabilités pour que j’ai du mal à aller au bout des choses, que je cherche le défi avant le plaisir, ou que je cherche à ne jamais déplaire aux autres…

Nos croyances sont donc liées à nos expériences personnelles. 

Le problème est souvent que nous n’avons pas conscience des croyances qui nous empêchent d’aller de l’avant ou de prendre de bonnes décisions. Ces croyances-là ne sont pas forcément le fruit d’expériences personnelles mais peuvent naître dans notre entourage familial.

Si par exemple nous prenons la construction de la croyance que « tout est défi », je retrouve dans cette cartographie, des personnes qui ont été élevées dans la punition qui va activer l’envie de défier.

Exemple : l’enfant n’a pas rangé sa chambre, alors il est puni de dessert ou de sortie au parc…Il va se sentir jugé, humilié.

Exemple : Adolescent il veut sortir avec ses amis le soir pour prendre du bon temps. Mais il a ramené un carnet de notes tellement mauvais, que ses parents ont préféré le punir en annulant sa sortie avec les amis. Il va se sentir jugé, humilié.

Parfois, l’adolescent prend les devants : « bon alors, tu vas me punir ? » traduisons par : « maintenant que je t’ai déplu dans mes actions qui forge ma personnalité, tu vas me retirer quel plaisir ? » 

L’adolescent va apprendre que l’expérience plaisir est associée à chaque fois à la honte et l’humiliation. Du coup, pour qu’il puisse se faire plaisir, c’est un vrai défi puisqu’il faut qu’il arrive à se faire plaisir et qu’il évite l’humiliation

La construction des expériences qui sont sensées permettre à l’enfant et à l’adolescent de voir ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, passent par l’humiliation et le jugement à chaque fois. Quand il voudra affirmer ses différences il sera bloqué.

Sa solution gagnante de survie va être de se couper de l’envie d’expérience plaisir pour se protéger de l’humiliation si le résultat d’une expérience plaisir ne convient pas. 

Or, pour faire des expériences plaisir il faut passer par la perception donc par des émotions !
Mais si j’ai une envie qui est sensée me faire plaisir et que je commence à me juger : « Qu’est-ce que vont penser les autres ? Est-ce que je peux le faire ? » je vais bloquer le plaisir. Ce sera une façon de contrôler pour être sûr de ne pas être humilié ou juger au bout. Mais du coup, la personne est dans la raison et non dans les émotions. 

Expérimenter dans la peur d’être jugé, ce n’est plus du plaisir c’est de la performance. 

Le défi n’est pas du plaisir. Le défi c’est le neurotransmetteur glutamate associé à l’apprentissage et la mémoire.
Le plaisir c’est le neurotransmetteur dopamine qui module l’humeur et joue un rôle central dans le renforcement positif.

Et c’est ainsi, que l’adolescent devenu adulte – construit dans la croyance que : « tout est défi » – croit que pour se faire plaisir, il doit y avoir un défi donc de la compétition. 

Alors que le plaisir ne demande rien. 

Et petit à petit l’enfant puis l’adolescent qui devient adulte va être de moins en moins en lien avec ses besoins personnels (puisqu’il y a un risque de déplaire) et plus ennuyeux encore, il va être peu empathique vis-à-vis de son entourage puisque ses émotions n’ont pas été reconnu et ressenti.
Il aura appris à contrôler ses émotions de peur d’être jugé ou humilié. Et là, l’adulte se retrouve avec une identité abîmée. Quand il va falloir qu’il s’affirme ses besoins il n’y arrivera pas. Et comme il n’a plus accès à ses émotions du fait de son contrôle, cela laisse la possibilité à ce que les autres pensent à sa place ! Ce sont les autres qui vont juger ses perceptions et ses émotions…

Exemple : l’adulte (construit dans le « Tout est défi »): « Mais pourquoi tu m’as pas dit que tu voulais aller au cinéma ? » l’Autre : – « parce que je croyais que t’allais dire non comme tu as beaucoup de travail en ce moment…» l’adulte (construit dans le « Tout est défi ») : – « Mais tu penses à ma place là ! Moi comme tu ne me le dis pas, je ne suis pas au courant, résultat je n’ai pas pensé au cinéma. Alors que cela m’aurait plu d’y aller avec toi.» 

La punition amène à l’impasse. Et dans la construction du burn-out je retrouve ce trait important chez la personne qui s’est amenée toute seule à cette impasse. Cette absence de plaisir. 

Quand nous punissons un enfant, nous lui enlevons une occasion de se regarder en face. Nous lui enlevons son moteur de satisfaire ses envies.
Si vous accompagnez votre enfant, futur adulte, à regarder ce qu’il a fait, à sentir ses émotions déplaisantes : être mal à l’aise par exemple. Vous verrez votre enfant faire son cheminement émotionnel pour qu’il assume sa responsabilité de changer et de grandir.

La construction de la relation parents-enfant basé sur le respect mutuel des sentiments donne une ouverture sans limite.

Le parent qui refuse de frapper, de menacer ou d’insulter son enfant est en train de réaliser un grand pas de développement personnel. Ce sont des personnes privilégiées qui veulent rendre les choses plus humaines. Ce sont des parents qui refusent d’agir par esprit de vengeance : « Tu trouves que frapper ton petit frère est marrant ? et bien je vais te montrer moi ce que cela fait quand on frappe un plus petit ! » « Je t’avais dit que je te priverais de ton jeu préféré si… » « Ah t’as perdu ton manteau ? Je ne suis même pas surprise dis donc ! Tu passes ton temps à être négligent ! » 

La bienveillance du parent vis-à-vis de son enfant se retrouvera aussi dans l’enfant devenu adulte vis -à-vis de ses propres enfants mais également dans son management. Il aura appris à écouter, à parler de ses émotions, à recentrer son employé (ou son patron) dans la bienveillance. 

Il aura appris à créer des relations et la maitrise de soi et non de la violence et de l’isolement. 

J’en reviens à mon début de billet : « Chaque personne a une logique propre à elle qui la fait agir, décider ou choisir en lien avec une situation donnée, quel que soit le domaine : professionnel, personnel, amoureux… »



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Avant de plonger dans le vif du sujet je voudrais vous partager un extrait du livre de Bernard Werber « Depuis l’au-delà » :

« Elle saisit un cube blanc dans le sucrier :  « Ceci est un sucre vous êtes d’accord ? »
Elle le jette dans sa tasse et le regarde se diluer dans l’eau chaude de son thé. 
« Alors maintenant, laissez-moi vous poser une question : « est-ce que le sucre a disparu ? »
La réponse est « non ». Il a simplement changé de forme. Il est passé de l’état cubique, solide et blanc à l’état liquide, dilué et transparent. Un sens permet de le percevoir : le goût. Et bien, l’esprit passe de la même façon de l’était perceptible par les yeux à l’état immatériel uniquement repérable par ceux qui ont développé une autre forme de perception. « 

C’est un 26 novembre que notre vie de futurs parents a basculé vers une quête d’amour inconditionnel et spirituel.

Balthazar, notre petit garçon, mort-né à 22 semaines. Tes paupières closes protègent ton secret. Ton front lisse de petit homme.  Toi la chair de notre chair reflet vivant de notre intimité, ton départ précipité nous invite à l’introspection. Nous serons peu nombreux à te rencontrer. Les autres penseront qu’il ne s’est rien passé, que tu n’existes pas et ma douleur de mère ne pouvait le supporter. D’où l’envie farouche d’écrire mon histoire, notre histoire. (Naissance d’une mère)

Je crois qu’en tant que parent nous avons une grande responsabilité dans l’incarnation des âmes de nos bébés.

Aujourd’hui, nous sommes très forts pour le côté technique et médical du suivi des couples attendant un bébé. Par le deuil périnatal que nous avons vécu lors de notre première grossesse, nous avons aussi pu toucher du doigt la tendance médicale à ignorer l’amour dont la mère et le père nourrissent leur futur bébé.

Quel but avait l’âme de notre petit Balthazar dans cette vie ? Et très vite, les mots ont manqué…
Nous avions choisi l’haptonomie pour nous mettre à l’écoute de notre bébé en gestation. Cette méthode nous a aidé à prendre conscience de mon rôle essentiel en tant que future maman qui était de veiller à accompagner ce nouvel être qui nous a choisi, parmi des milliards de couples, pour être sa maman.

Pourquoi Balthazar s’est-il confié à nous ? Il est venu grandir au creux de moi grâce à mon corps qu’il a choisi comme nid, peut-être en parfaite connaissance de ce qui se préparait pour lui ?
Balthazar, je crois que tu étais une âme, qui avait décidé de passer par mon corps pour connaitre l’incarnation fœtale, mais tu n’avais pas l’intention de pousser le jeu plus loin.

J’ai passé la porte de la maternité, le ventre vide de toi. La violence du temps qui passe trop vite, la solitude des nuits froides sans tes petits cris de nouveau-né et dont il va falloir que je me blinde pour affronter mes fantômes.  Mes mots durs parfois vis-à-vis de mon entourage, un appel amical où tout se suspend…la vie qui s’enfuie là où on aurait préféré une étreinte.

Quand nous vivons le deuil de notre enfant, il y a aussi des matins où sa présence est si chaleureuse que nous pourrions prendre des décisions que nous n’aurions peut-être jamais prise dans la manière de vivre notre vie.

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Maintenant que j’ai construit le puzzle de mon fils, le sens de sa venue si furtive soit-elle, je suis sereine par rapport à moi-même et par rapport à mon petit garçon. Ce qui ne m’empêche pas de ressentir de la peine, de la souffrance, de pleurer mais je ne lutte plus. Je ne subis plus les réflexions de ceux qui m’entourent parce que le sens de la venue de mon fils m’a orienté pour mon futur de femme et de mère.

J’accompagne les parents endeuillés, les soignants, l’entourage et les personnes qui ne sont pas touchées directement. 

Nous ne sommes pas des victimes.

Ce livre pour éveiller les parents touchés par le deuil de leur enfant à parler, à s’exprimer face aux personnes qui font des remarques ou qui ont des comportements désobligeants.

Apprendre à répondre gentiment pour éduquer l’autre à ce que vous vivez. Si vous répondez dans la colère ou dans le cri, la personne en face de vous ne vous entendra pas. En répondant, vous vous sentirez mieux parce que vous aurez exprimé votre souffrance, vous aurez parlé de votre bébé, du deuil périnatal qui n’est que peu connu et vous agirez pour que notre statut soit reconnu.

Nous ne sommes pas des victimes. Les victimes se cachent pour pleurer. Les victimes ont honte. Les victimes se taisent. Les victimes sont seules.

Ce que nous vivons n’a rien à voir avec le statut de victime.

Nous sommes responsables de nous-même et de notre bébé. Protégeons-le où qu’il soit. Ne laissons personne dénigrer leur statut de bébé mort-né.

En étant responsable je me donne la possibilité d’agir ce sera déjà un énorme pas si ce message qui me tient à cœur passe pour vous parents, et pour l’entourage.

Je suis comme vous, il m’a fallu un sacré goût de vivre et une impétueuse envie d’être heureuse.

Je suis convaincue que chaque individu a en lui des ressources qu’il ignore. Je voudrais que vous sachiez qu’il existe une possibilité de découvrir le sens de votre vie et des évènements que vous vivez.

Un sens, c’est déjà un cadeau pour le futur.

La stérilité comme moyen de survie

L’autre soir, j’étais invitée à un dîner et lors d’un échange avec un des invités voici ce qu’il me raconta : « …je sais pourquoi ma sœur n’a jamais eu d’enfants car c’est elle qui dans sa tête ne le voulait pas. »

A ses mots, je lui réponds que je ne comprends pas trop le sens de la stérilité de sa sœur ?

Il me donna plus d’informations : « vous comprenez, elle s’est mariée à l’époque avec un homme veuf qui avait déjà deux enfants de 8 et 11 ans. Celui-ci ne voulait pas s’occuper de ses enfants à la mort de sa femme et a demandé à sa mère d’élever ses deux enfants afin qu’il puisse vivre son histoire d’amour avec ma sœur au mieux. Ce qui veut dire que son mari pouvait avoir des enfants. C’est donc ma sœur qui s’est bloquée toute seule dans sa tête. »

Sur ce, je lui pose cette question : « Comment est décédée sa première femme ? »

L’invité me répondit : « Elle était enceinte du troisième enfant qu’elle ne désirait pas, l’IVG n’était pas légal, elle a essayé de faire partir le bébé avec des aiguilles à tricoter et elle est décédée d’une infection. »

Je dis à mon invité : « vous voyez moi je lis les choses autrement, si je fais une traduction émotionnelle de votre sœur, je pense qu’elle a vite compris qu’être enceinte allait soit la faire mourir, soit mettre au monde des enfants orphelins puisque même son mari ne s’est pas occupé de ses deux enfants. Votre soeur a donc un bon instinct de survie. Sa stérilité était un moyen pour elle de rester vivante.»

J’appris ensuite que sa sœur a vu sa mère perdre leur petite sœur de 18 mois qui s’est noyée dans la piscine de la propriété et que l’aîné des enfants est mort à 8 mois de vie.

Ces traumatismes conditionnent la vie de la sœur de mon invité. forcément elle va avoir des peurs par rapport à la maternité. Il ne peut pas se passer des choses dans l’histoire familiale transmise par les ascendants sans qu’il y ait de conséquences sur la descendance. Comme dans notre programme d’individu, nous sommes programmés de façon innée pour éviter les choses qui ont été douloureuses, normalement quand cela a été vécu une fois, la descendance va chercher à l’éviter de façon implicite. C’est ce qu’on appelle l’acquis.

Quand je dis qu’en atome crochu inconscient dans un couple, nous avons les mêmes histoires. Souvent les gens ne comprennent pas. Parce qu’ils n’ont pas les repères.

Ici, la sœur de mon invité a peur de perdre un enfant (ce qu’elle a appris et vécu dans son histoire familiale) et va rencontrer un homme qui ne désirera pas d’enfants car il ne s’occupe déjà pas des siens et qu’en plus « à cause » de ses enfants il a perdu sa femme (pour lui, c’est la grossesse qui a tué sa femme en traduction survie). Il est donc logique qu’il ne veuille pas d’enfants avec la sœur de mon invité pour éviter qu’elle ne meurt à son tour.

Tous les deux ont alors les mêmes envies : ne pas avoir d’enfants afin de pouvoir vivre au mieux leur histoire d’amour.

A mes mots, l’invité resta sans voix et vint me voir à la fin de la soirée pour me remercier de cette vision qui lui semblait avoir beaucoup plus de sens que d’enfermer sa soeur dans une idée réductrice : « elle ne veut pas d’enfants ».

Nos adaptations épigénétiques vont nous amener à vivre des choses, à nous comporter d’une certaine façon, à ressentir les situations d’une certaine façon, qui vont faire qu’à un moment donné, dans notre vie, nous allons vivre telle et telle situation.

Mon métier de coach en développement personnel est de rester au plus proche de ce qui est adapté pour la personne, et de donner un sens à ce que nous vivons.

Le sens de la cécité de Ray Charles

J’ai visionné le film « Ray » retraçant la vie du musicien : Ray Charles.

Je voudrais vous inviter à cet exercice que je n’ai pas pu m’empêcher de faire (mon métier me colle à la peau) qui est personnel afin de donner un sens à la cécité du musicien.

Ray Charles n’est pas né aveugle, il perd la vue aux environs de l’âge de 6-7 ans.

Ce que le film révèle c’est qu’il avait un plus jeune frère, Georges, avec qui il jouait beaucoup. Leur mère a pour métier de laver le linge et se sert pour cela de bassine d’eau bouillante et recommande à ses deux fils de faire attention et de ne pas tourner autour des bassines car cela peut s’avérer dangereux.

Les deux frères, encore enfants, jouent et tournent autour des bassines d’eau bouillante bien innocemment. Georges monte sur une des tables et fait l’imbécile pour faire rire Ray qui lui dit de malgré tout faire attention. Georges tombe dans l’eau et essaye de s’extirper de l’eau bouillante sans y arriver sous les yeux stupéfaits de son frère Ray. Leur mère vient en courant, horrifiée de découvrir son fils ébouillanté, immobile, mort.

Immédiatement, elle reproche dans sa détresse à son fils Ray de n’avoir pas bouger, de n’avoir rien fait et d’avoir laissé mourir son jeune frère.

Il faut savoir qu’un enfant n’a pas la capacité de réagir jusque l’âge de 11-12 ans. Il n’a pas la possibilité de détourner le regard, il y a une espèce de fascination qui fait qu’on accroche par rapport à une vision d’horreur. Un enfant est incapable de réagir par rapport à une vision d’horreur. Seul un adulte peut le faire.

Mais sa mère n’avait visiblement pas la conscience qu’un enfant ne peut pas surveiller un autre enfant, parce que justement l’enfant n’a pas les ressources pour agir en cas de danger.

Pour Ray Charles, son drame est d’avoir vu son frère mourir sous ses yeux dans la culpabilité de ne pas l’avoir sauvé.

Comment voulez-vous, après un tel traumatisme, qu’il envisage son avenir ?

Sa solution gagnante de survie pourrait alors s’écrire ainsi : « J’avance dans la vie, à condition de ne plus jamais voir cette horreur. »

Comme le cerveau émotionnel (limbique), lui n’a pas d’état d’âmes, ni de peur, ni de nuance et qu’il essaie de faire au mieux, alors pour ne pas prendre le risque de revoir ce genre de scène, la solution d’adaptation en terme de survie est de ne plus voir. En étant aveugle il ne pourra jamais reproduire un telle horreur notamment avec ses enfants. Il ne pourra être tenu comme responsable.

En neuf mois, Ray a perdu la vue. (Vous noterez 9 mois : temps de gestation d’une grossesse)

Le cerveau agit uniquement pour soi. Le cerveau ne cherche pas à sauver les autres mais soi uniquement.

Maintenant que Ray est aveugle, il n’est pas responsable en tant que parent. Et sa cécité va lui permettre de renvoyer la responsabilité par rapport à sa femme, et non par rapport à lui.

La traduction de sa maladie : être aveugle est ce qui va lui permettre de faire des enfants et de confier ses enfants à l’autorité féminine (la mère de ses enfants) en ayant l’alibi de : « je ne peux pas les surveiller et les protéger puisque je suis aveugle. »